Nous soutenir

Nous appelons aujourd’hui à la solidarité de tous·tes les professionnel·le·s du secteur : depuis deux ans, votre soutien a été un levier très précieux dans nos échanges avec le ministère de la Culture et le CNC, parce qu’il prouve que nous faisons partie du même écosystème.

Continuez à porter nos pin’s pendant lors des festivals et tout particulièrement dans les moments médiatisés (tapis rouge,
présentation de films, conférence de presse etc..) – cela nous aide à donner de la visibilité à nos revendications. Chaque pin’s compte !

Parce qu’il est urgent d’agir collectivement pour la survie de nos savoirs-faire., continuez également de signer la tribune de soutien. Chaque signature compte et donne du poids à nos revendications.

TRIBUNE EN SOUTIEN AUX PRÉCAIRES DES FESTIVALS DE CINÉMA

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Nous, réalisateur.trices, comédien.nes, producteur.trices, distributeur.trices,
exploitant.es, technicien.nes, professionnel.les du cinéma, rejoignons le combat mené par les précaires des festivals pour que leurs métiers soient affiliés au régime de l’intermittence du spectacle, avec 18 mois de rétroactivité et que leur activité soit enfin régie par une convention collective adéquate.
Les festivals de cinéma, quelle que soit leur taille ou leur retentissement médiatique,sont un élément essentiel de la vie et de la circulation de nos films. En France, ce sont plus de 150 festivals de cinéma qui, sur tout le territoire, permettent à des milliers de spectateurs et spectatrices de découvrir des œuvres contemporaines ou des filmographies oubliées, et de rencontrer des professionnels du monde entier. Ils sont devenus au fil des ans des maillons essentiels de la médiation culturelle, menant des actions tout au long de l’année, créant un pont entre nos films et le public, les scolaires et le monde associatif.
Les travailleur.euse.s de ces festivals enchaînent des missions de courte durée, entrecoupées de périodes chômées. Or, la récente réforme de l’assurance chômage (suivie par une prochaine offensive gouvernementale décidée par un décret à venir en juillet) les plonge dans une précarité telle que la majorité d’entre ell.eux devront renoncer à leur activité. Ce sont donc toutes les manifestations auxquelles ielles collaborent qui sont en péril. Nous ne pouvons nous résoudre à les voir disparaître.
Le Festival de Cannes, qui rassemble l’ensemble de la profession, ne peut être
sourd à leurs revendications et doit contribuer, par sa force de frappe politique, à ce qu’elles soient satisfaites.

Pour signer la tribune cliquez ici.


English version

TRIBUNE IN SUPPORT OF PRECARIOUS FILM FESTIVAL WORKERS


We, directors, actors, producers, distributors, exhibitors, technicians, film industry professionals, join the fight led by precarious festival job holders so that their contracts can be affiliated to the french show business worker intermittent status, retroactive to 18 months, and that their profession finally falls within a suitable collective agreement.
Film festivals, whatever their size or media impact, are an essential part of the life and circulation of our films. In France, over 150 film festivals are held throughout the country, giving thousands of spectators the chance to discover contemporary works or forgotten filmographies, and to meet professionals from all over the world. Over the years, they have become essential links in the chain of cultural mediation, carrying out actions throughout the year, creating a bridge between our films and the public, schools and associations.

Yet the latest reform of unemployment insurance, followed by an upcoming offensive by the government passed by a decree to be applied this July, is throwing festival workers in such precariousness that the majority of them will have to give up their jobs, thus jeopardizing the events they participate in organizing. We can’t bring ourselves to see them disappear.
The Cannes Film Festival, which brings together the whole industry, cannot remain deaf to their demands and, through its political leverage, must help them in having those demands met.


To sign the tribune, click here.